L'acquisition de quelques maisons
au sud de l'aile occidentale, sur la rue Jules-Favre,
et l'ouverture en 1907 d'une nouvelle rue, la rue
Berthelot au sud, permirent à la Chambre l'édification
d'une nouvelle aile à partir de 1923, inaugurée en
1927. On félicitera l'architecte Labadie pour la bonne
intégration des nouvelles façades sur la rue Jules-Favre,
avec les façades historiques qu'elles prolongent au
sud.
En juin 1940, la Chambre se trouvera
miraculeusement épargnée des désastres de l'offensive
allemande, après l'incendie qui laissait à l'ouest
un vaste champ de ruines. En limite du sinistre, elle
n'enregistra que des dégâts minimes. Elle sera à peine
plus touchée par les bombardements de 1944, qui ruinèrent,
une fois encore, un grand nombre d'immeubles, à proximité
immédiate, au nord. Des travaux de réparation durent
cependant être entrepris après la Libération, en particulier
sur la rue.
Les façades de la cour intérieure
seront ravalées en 1974-1975, au moment où se construisait
une nouvelle extension, dans le style de ce qu'on
construisait à l'époque, à l'est cette fois et invisible
depuis le bâtiment historique. En 1991 seront ravalées
les façades sur la rue. L'aménagement de l'aile nord
sera modernisé à partir de 1992 dans le respect de
l'architecture.
A partir de 1995-1996 sont entrepris
d'importants travaux de valorisation du patrimoine
: restauration du pavage de la cour intérieure, de
l'Escalier d'honneur et intégration d'un système d'éclairage
mettant en valeur les façades intérieures (réalisé
par l'entreprise tourangelle Bideau qui a illuminé
la Tour Eiffel, les ponts et la cathédrale de Tours).
La Chambre que certains trouvaient
trop petite en 1890, est bien dans son Hôtel, ouvert
illuminé, les tièdes soirées de la belle saison, aux
regards des touristes, aux concerts et aux expositions
des métiers. Le bâtiment classé monument historique,
est bien sûr grand ouvert au public en septembre lors
des Journées du Patrimoine.