Le Grand Escalier d'Honneur et la Salle d'Audience

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Le Grand Escalier d'Honneur

Le bel escalier à double montée, qui s’élance d’une grande baie dans la façade orientale, vers le Cabinet du président, et vers la Salle d’audience du Tribunal, est sans doute l’élévation la plus monumentale de l’Hôtel, en dépit d’une grande discrétion pour sa décoration. Les hauts murs et le plafond, maltraités par des rénovations hâtives au cours des temps, ont retrouvé en 1996 leur apparence d’origine, dans le style de l’époque, grâce au travail d’une entreprise tourangelle, formée aux techniques vénitiennes difficiles du « stucco-marmorino », techniques à fresques en faux marbre, typiques de cette période du XVIIIème.

Une grande lanterne dans le style est venue meubler ces grands espaces. Au départ des deux escaliers une vaste niche, désespérément vide et surmontée d’un fronton avec un motif à coquille, attend depuis plus d’un siècle une statue de Mercure.
 


 

La Salle d'Audience du Tribunal

La juridiction consulaire de Tours est rétablie et confirmée sous la Révolution par la loi du 10 décembre 1790, sous son appellation actuelle de tribunal de commerce, et sera instituée de nouveau sous cette appellation par décret du 6 octobre 1809 pour l’arrondissement de Tours. Sa compétence sera étendue à tout le département le 2 mars 1959. Elle dispose dans l’Hôtel Consulaire d’une assez vaste Salle d’audience, que la Chambre a entretenue, meublée, et agrandie, mais qui manquait avant la fin du XIXème siècle de l’ornementation appropriée.

C’est vers 1890 que seront lancés les projets de grands travaux pour la restauration de l’Hôtel, et plus particulièrement du Tribunal et du Grand Salon. Jean Hardions, l’architecte tourangeau reconstructeur du Théâtre de Tours, engagea les grandes opérations pour le décor de la Salle d’audience en 1896. Le décor sera fait d’un revêtement de lambris de hauteur, comme on les aimait sous Louis XV, peints imitation noyer, en conformité avec l’époque du bâtiment, et d’un immense plafond en calotte, de style nettement plus ancien, baroque et très chargé, avec trois grands panneaux encadrés ovales, en attente de peintures. Les peintures de Maurice Mathurin n’y viendront qu’en l’année 1927.